Semaine du 6 décembre 2015
+11
Alex Savoie
Patrick Ayotte
Alain Roy
mathieu Cloutier
Vincent Messier-Lemoyne
Julien Martel
Frederick Blais
Yves Martineau
Stéphanie Chénier
Michelle Champagne
Michel Therrien
15 participants
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Semaine du 6 décembre 2015
En party de Noël vendredi soir
Côtes-du-Rhône rouge 2011, E. Guigal
La robe est sombre et cerise foncée.
Un bouquet de belle intensité avec fumée, cassis, tapenade et quelques fraises chaudes.
La bouche est veloutée et fraîche, petit volume, tannins enrobés, finale de moyenne longueur sur des cerises épicées. Peu dense et profond mais ça se boit vraiment bien. 15,5/20. À 21$, ce vin d'appellation régionale produit à hauteur de 3,5 millions de bouteilles est un tour de force incroyable! Chapeau Guigal.
Hier soir à la maison en accompagnement de poitrine de canard.
Côte Rôtie 2009, E. Guigal
Robe cerise pourpre et foncée.
Bouquet plus animal et viandé puis fruits confits noirs et notes florales.
Bouche charnue et dense, de la fraicheur, c'est fort long et épicé. Un vin croquant ayant de la sève. Ça se siffle rapidement et ça dure plus longtemps en bouche que dans la bouteille. Un plaisir. 17-17,5/20.
Côtes-du-Rhône rouge 2011, E. Guigal
La robe est sombre et cerise foncée.
Un bouquet de belle intensité avec fumée, cassis, tapenade et quelques fraises chaudes.
La bouche est veloutée et fraîche, petit volume, tannins enrobés, finale de moyenne longueur sur des cerises épicées. Peu dense et profond mais ça se boit vraiment bien. 15,5/20. À 21$, ce vin d'appellation régionale produit à hauteur de 3,5 millions de bouteilles est un tour de force incroyable! Chapeau Guigal.
Hier soir à la maison en accompagnement de poitrine de canard.
Côte Rôtie 2009, E. Guigal
Robe cerise pourpre et foncée.
Bouquet plus animal et viandé puis fruits confits noirs et notes florales.
Bouche charnue et dense, de la fraicheur, c'est fort long et épicé. Un vin croquant ayant de la sève. Ça se siffle rapidement et ça dure plus longtemps en bouche que dans la bouteille. Un plaisir. 17-17,5/20.
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WineBoy
La dégustation à l'aveugle est une grande leçon d'humilité.
Michel Therrien- Messages : 10010
Date d'inscription : 01/06/2009
Age : 61
Localisation : Joliette
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Michel Therrien a écrit:
Hier soir à la maison en accompagnement de poitrine de canard.
Côte Rôtie 2009, E. Guigal
Robe cerise pourpre et foncée.
Bouquet plus animal et viandé puis fruits confits noirs et notes florales.
Bouche charnue et dense, de la fraicheur, c'est fort long et épicé. Un vin croquant ayant de la sève. Ça se siffle rapidement et ça dure plus longtemps en bouche que dans la bouteille. Un plaisir. 17-17,5/20.
J'ai ouvert une bouteille il y a un mois environ et elle n'était pas très aimable. Beaucoup trop jeune. Le vin n'avait pas l'élégance d'un Côte Rôtie avec sa bouche charnue et trop dense. Dans mon cas, il est à revoir dans minimum 3 ans.
Michelle Champagne- Messages : 3079
Date d'inscription : 26/07/2009
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Michelle Champagne a écrit:Michel Therrien a écrit:
Hier soir à la maison en accompagnement de poitrine de canard.
Côte Rôtie 2009, E. Guigal
Robe cerise pourpre et foncée.
Bouquet plus animal et viandé puis fruits confits noirs et notes florales.
Bouche charnue et dense, de la fraicheur, c'est fort long et épicé. Un vin croquant ayant de la sève. Ça se siffle rapidement et ça dure plus longtemps en bouche que dans la bouteille. Un plaisir. 17-17,5/20.
J'ai ouvert une bouteille il y a un mois environ et elle n'était pas très aimable. Beaucoup trop jeune. Le vin n'avait pas l'élégance d'un Côte Rôtie avec sa bouche charnue et trop dense. Dans mon cas, il est à revoir dans minimum 3 ans.
Pour ma part Michelle, je l'ai beaucoup aimé mais je le carafe le matin ou le midi.
Stéphanie Chénier- Messages : 2261
Date d'inscription : 26/04/2014
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Carafe large et bien agitée, environ 30 minutes avant.
.....et le simple Côtes-du-Rhône? Je dois en boire 12-18 / année....le vin de mon frère Pierre.
.....et le simple Côtes-du-Rhône? Je dois en boire 12-18 / année....le vin de mon frère Pierre.
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Michel Therrien- Messages : 10010
Date d'inscription : 01/06/2009
Age : 61
Localisation : Joliette
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Guigal fait bien les choses pour chacun de ses vins, peu importe la quantité et la qualité du terroir, il semble toujours tirer des vins typés, doublés d'excellents rapports q/p.
J'étais déçu que son Châteauneuf 2001 soit bouchonné jeudi, car il aurait pu créer des surprises.
J'étais déçu que son Châteauneuf 2001 soit bouchonné jeudi, car il aurait pu créer des surprises.
Yves Martineau- Messages : 8370
Date d'inscription : 07/06/2009
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Quelques jolis vins pris hier en famille. Notes rapides sur mes souvenirs
Pierre Gimonnet & fils Premier Cru Brut 2006, Champagne: Un champagne qui ne fait définitivement pas son âge. La robe encore jaune clair, assez pale. Au nez, c'est assez intense, sur des arômes salines, marin, coing, fleur blanche. En bouche c'est sec, les notes salines dominent, la bulle est fine et abondante, finale droite et minérale. Le nez était définitivement plus intéressant que la bouche, quand même très bien fait.
Trimbach Clos St-Hune 2004, Alsace : Couleur doré bien soutenue, le nez est envoutant sur les notes minérale, zestes de d'agrumes et des notes pétrolés. La bouche est très grasse en attaque, le fruit est charnu mais rapidement l'acidité et la minéralité nous rappelle la droiture du vin et nous guidera jusqu'en finale avec grande précision.
Chateau Beychevelle 1986, St-Julien Couleur rubis dense, aucun reflet orangé et à peine un petit disque se forme. Le nez est dominé par une palette d'arôme secondaire, vieux bois, épices, tabac, cigare, fruits séchés. Le tout bien distinct et très frais. En bouche, le vin démontre de la tenue dès le départ avec la tension que l'acidité lui apporte, les tannins sont fins, serrés mais peu dense, les arômes sont moins délié en bouche qu'au nez, le tout reste assez compact en bouche, en finale le tout se révèle mieux avec une bonne rétro aussi. Sur son plateau et probablement pour encore longtemps.
Porto Vintage Dalva 1994: On me le sert à l'aveugle et je dit Ferreira 1994, je n'étais pas trop loin . La couleur est définitivement rubis translucide pour ce Porto de plus de 20 ans. Le bouquet sur les notes de fruits rouges, bonbons, cerises macérés, cannelle. En bouche c'est fondu, assez sucré, la palette est très similaire au bouquet, à pleine maturité pour ceux comme moi qui aiment leur vintage avec du fruit et des tannins fondus. À boire sur les 10 prochaines années.
Pierre Gimonnet & fils Premier Cru Brut 2006, Champagne: Un champagne qui ne fait définitivement pas son âge. La robe encore jaune clair, assez pale. Au nez, c'est assez intense, sur des arômes salines, marin, coing, fleur blanche. En bouche c'est sec, les notes salines dominent, la bulle est fine et abondante, finale droite et minérale. Le nez était définitivement plus intéressant que la bouche, quand même très bien fait.
Trimbach Clos St-Hune 2004, Alsace : Couleur doré bien soutenue, le nez est envoutant sur les notes minérale, zestes de d'agrumes et des notes pétrolés. La bouche est très grasse en attaque, le fruit est charnu mais rapidement l'acidité et la minéralité nous rappelle la droiture du vin et nous guidera jusqu'en finale avec grande précision.
Chateau Beychevelle 1986, St-Julien Couleur rubis dense, aucun reflet orangé et à peine un petit disque se forme. Le nez est dominé par une palette d'arôme secondaire, vieux bois, épices, tabac, cigare, fruits séchés. Le tout bien distinct et très frais. En bouche, le vin démontre de la tenue dès le départ avec la tension que l'acidité lui apporte, les tannins sont fins, serrés mais peu dense, les arômes sont moins délié en bouche qu'au nez, le tout reste assez compact en bouche, en finale le tout se révèle mieux avec une bonne rétro aussi. Sur son plateau et probablement pour encore longtemps.
Porto Vintage Dalva 1994: On me le sert à l'aveugle et je dit Ferreira 1994, je n'étais pas trop loin . La couleur est définitivement rubis translucide pour ce Porto de plus de 20 ans. Le bouquet sur les notes de fruits rouges, bonbons, cerises macérés, cannelle. En bouche c'est fondu, assez sucré, la palette est très similaire au bouquet, à pleine maturité pour ceux comme moi qui aiment leur vintage avec du fruit et des tannins fondus. À boire sur les 10 prochaines années.
Frederick Blais- Messages : 2987
Date d'inscription : 06/06/2009
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Quelques vins pris au restaurant lors d'un voyage à Napa en octobre...
Dunn Vineyards Cabernet Sauvignon Howell Mountain 1992
À 200$ chez Terra
Un qui montre encore beaucoup de muscle pour son âge, avec une structure qui me rappelle beaucoup plus certains Pauillac 1986 qu'un vin de Napa! Un nez de terre humide, de cuir, fruit noir et truffes.
La bouche est droite, puissante, tannique comme un vin de moins de 10 ans. À l'aveugle, j'aurais certainement dit Bordeaux voire Pauillac, d'un millésime costaud. Il n'a rien du fruit mûr de la région, c'est sec et austère, mais profond, dans un style janséniste. Le problème est qu'à ce stade, il manque de fruit et que lorsque les tanins seront fondus, ça risque d'être bien asséchant. Très différent du 1991 qui avait plus de fruit. 92 (+?) pts
Littorai Chardonnay Mays Canyon Russian River Valley 2007
Au restaurant Absynthe à 29$ le verre (!)
Un producteur dont j'ai souvent entendu le nom mentionné comme le plus Bourguignon des producteurs de pinot Californien, il semble marcher sur l'eau à entendre certains sommeliers...
Un nez frais avec des notes de crème brûlée, de fruit mûr ananas et un peu de citron. La bouche est fraiche, dense, beaucoup de volume, un peu beurrée, avec une finale sur les noix de Grenoble. On penserait presque à un Meursault moderne. Une petite pointe d'alcool trahit son origine, mais c'est très bien fait. 92 pts
Domaine Ghislaine Barthod / Barthod-Noëllat Chambolle-Musigny 1er Cru Aux Beaux Bruns 2009
Au restaurant Absynthe à San Francisco
Un peu trop de bois au nez à ce stade, pas agréable.
Tout est dans la texture délicate du vin, typique de l'appellation, qui n'exclue pas une certaine puissance tannique, d'une élégance exceptionnelle. C'est très fin, enveloppé, mais pas du tout expressif au niveau aromatique. 91+ pts
Dunn Vineyards Cabernet Sauvignon Howell Mountain 1992
À 200$ chez Terra
Un qui montre encore beaucoup de muscle pour son âge, avec une structure qui me rappelle beaucoup plus certains Pauillac 1986 qu'un vin de Napa! Un nez de terre humide, de cuir, fruit noir et truffes.
La bouche est droite, puissante, tannique comme un vin de moins de 10 ans. À l'aveugle, j'aurais certainement dit Bordeaux voire Pauillac, d'un millésime costaud. Il n'a rien du fruit mûr de la région, c'est sec et austère, mais profond, dans un style janséniste. Le problème est qu'à ce stade, il manque de fruit et que lorsque les tanins seront fondus, ça risque d'être bien asséchant. Très différent du 1991 qui avait plus de fruit. 92 (+?) pts
Littorai Chardonnay Mays Canyon Russian River Valley 2007
Au restaurant Absynthe à 29$ le verre (!)
Un producteur dont j'ai souvent entendu le nom mentionné comme le plus Bourguignon des producteurs de pinot Californien, il semble marcher sur l'eau à entendre certains sommeliers...
Un nez frais avec des notes de crème brûlée, de fruit mûr ananas et un peu de citron. La bouche est fraiche, dense, beaucoup de volume, un peu beurrée, avec une finale sur les noix de Grenoble. On penserait presque à un Meursault moderne. Une petite pointe d'alcool trahit son origine, mais c'est très bien fait. 92 pts
Domaine Ghislaine Barthod / Barthod-Noëllat Chambolle-Musigny 1er Cru Aux Beaux Bruns 2009
Au restaurant Absynthe à San Francisco
Un peu trop de bois au nez à ce stade, pas agréable.
Tout est dans la texture délicate du vin, typique de l'appellation, qui n'exclue pas une certaine puissance tannique, d'une élégance exceptionnelle. C'est très fin, enveloppé, mais pas du tout expressif au niveau aromatique. 91+ pts
Yves Martineau- Messages : 8370
Date d'inscription : 07/06/2009
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Mas de Daumas Gassac Vin de Pays de l'Hérault 1998
Un vin de corps moyen, les tannins sont fondus, le vin est prêt à boire. La bouche est très bordelaise, c'est un beau vin de gastronomie, au style sérieux, élégant, avec une certaine complexité, mais qui n'est pas très long. Il montre quand même quelques accents sudistes par ses notes de garrigue. Une alternative intéressante aux bons crus bordelais, pour une fraction du prix ($37.75 à l'époque). 90 pts
Romano Dal Forno Recioto della Valpolicella 1997 (375ml)
Un nez complexe et envoûtant, chocolaté. La texture est phénoménale, aérienne et voluptueuse, d'une finesse exquise.. Il y a une minéralité intriguante dans le milieu de bouche, c'est profond et la finale est longue, un peu saline. Délicieux. Grand. 96 (+) pts
Un vin de corps moyen, les tannins sont fondus, le vin est prêt à boire. La bouche est très bordelaise, c'est un beau vin de gastronomie, au style sérieux, élégant, avec une certaine complexité, mais qui n'est pas très long. Il montre quand même quelques accents sudistes par ses notes de garrigue. Une alternative intéressante aux bons crus bordelais, pour une fraction du prix ($37.75 à l'époque). 90 pts
Romano Dal Forno Recioto della Valpolicella 1997 (375ml)
Un nez complexe et envoûtant, chocolaté. La texture est phénoménale, aérienne et voluptueuse, d'une finesse exquise.. Il y a une minéralité intriguante dans le milieu de bouche, c'est profond et la finale est longue, un peu saline. Délicieux. Grand. 96 (+) pts
Yves Martineau- Messages : 8370
Date d'inscription : 07/06/2009
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Frederick Blais a écrit:Quelques jolis vins pris hier en famille. Notes rapides sur mes souvenirs
Pierre Gimonnet & fils Premier Cru Brut 2006, Champagne: Un champagne qui ne fait définitivement pas son âge. La robe encore jaune clair, assez pale. Au nez, c'est assez intense, sur des arômes salines, marin, coing, fleur blanche. En bouche c'est sec, les notes salines dominent, la bulle est fine et abondante, finale droite et minérale. Le nez était définitivement plus intéressant que la bouche, quand même très bien fait.
Trimbach Clos St-Hune 2004, Alsace : Couleur doré bien soutenue, le nez est envoutant sur les notes minérale, zestes de d'agrumes et des notes pétrolés. La bouche est très grasse en attaque, le fruit est charnu mais rapidement l'acidité et la minéralité nous rappelle la droiture du vin et nous guidera jusqu'en finale avec grande précision.
Chateau Beychevelle 1986, St-Julien Couleur rubis dense, aucun reflet orangé et à peine un petit disque se forme. Le nez est dominé par une palette d'arôme secondaire, vieux bois, épices, tabac, cigare, fruits séchés. Le tout bien distinct et très frais. En bouche, le vin démontre de la tenue dès le départ avec la tension que l'acidité lui apporte, les tannins sont fins, serrés mais peu dense, les arômes sont moins délié en bouche qu'au nez, le tout reste assez compact en bouche, en finale le tout se révèle mieux avec une bonne rétro aussi. Sur son plateau et probablement pour encore longtemps.
Porto Vintage Dalva 1994: On me le sert à l'aveugle et je dit Ferreira 1994, je n'étais pas trop loin . La couleur est définitivement rubis translucide pour ce Porto de plus de 20 ans. Le bouquet sur les notes de fruits rouges, bonbons, cerises macérés, cannelle. En bouche c'est fondu, assez sucré, la palette est très similaire au bouquet, à pleine maturité pour ceux comme moi qui aiment leur vintage avec du fruit et des tannins fondus. À boire sur les 10 prochaines années.
Merci pour le CR Frédéric.
Je pensais que ces arômes (surtout ceux de fruits séchés) étaient plutôt tertiaires que secondaires. Je me trompe peut-être.
Stéphanie Chénier- Messages : 2261
Date d'inscription : 26/04/2014
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Pour moi les arômes tertiaires arriveront lorsque le vin a dépassé son plateau et alors dans le cas de Bordeaux on aura les arômes de sous-bois, feuille mortes, cendre, agrumes même.
Je crois aussi que certaines odeurs à certains moment et avec différentes nuances peuvent être entre les deux... Tabac blond, boite de cèdre et épices de cigare sont pour moi définitivement secondaire mais avec le temps on peut trouver ces nuances entremêler avec des arômes tertiaires.
Dans mon cas, j'emploie aussi les termes primaire, secondaire, tertiaire en association avec la vivacité du vin. Il est possible que les saveurs secondaires d'un Bordeaux ressemblent au saveurs primaire d'un vin d'une autre région. J'ai vu des personnes utilisés ces termes pour dire que les saveurs primaires étaient celles du fruit, les secondaire de la fermentation et les tertiaires attribuables aux saveurs qui se dégagent avec l'âge.
Je crois aussi que certaines odeurs à certains moment et avec différentes nuances peuvent être entre les deux... Tabac blond, boite de cèdre et épices de cigare sont pour moi définitivement secondaire mais avec le temps on peut trouver ces nuances entremêler avec des arômes tertiaires.
Dans mon cas, j'emploie aussi les termes primaire, secondaire, tertiaire en association avec la vivacité du vin. Il est possible que les saveurs secondaires d'un Bordeaux ressemblent au saveurs primaire d'un vin d'une autre région. J'ai vu des personnes utilisés ces termes pour dire que les saveurs primaires étaient celles du fruit, les secondaire de la fermentation et les tertiaires attribuables aux saveurs qui se dégagent avec l'âge.
Frederick Blais- Messages : 2987
Date d'inscription : 06/06/2009
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Frederick Blais a écrit:Pour moi les arômes tertiaires arriveront lorsque le vin a dépassé son plateau et alors dans le cas de Bordeaux on aura les arômes de sous-bois, feuille mortes, cendre, agrumes même.
Je crois aussi que certaines odeurs à certains moment et avec différentes nuances peuvent être entre les deux... Tabac blond, boite de cèdre et épices de cigare sont pour moi définitivement secondaire mais avec le temps on peut trouver ces nuances entremêler avec des arômes tertiaires.
Dans mon cas, j'emploie aussi les termes primaire, secondaire, tertiaire en association avec la vivacité du vin. Il est possible que les saveurs secondaires d'un Bordeaux ressemblent au saveurs primaire d'un vin d'une autre région. J'ai vu des personnes utilisés ces termes pour dire que les saveurs primaires étaient celles du fruit, les secondaire de la fermentation et les tertiaires attribuables aux saveurs qui se dégagent avec l'âge.
C'est la notion que j'ai: primaire = cépage, secondaire = élevage (bois, fermentation malo-lactique,...) et tertiaire = ce qui se développe dans la bouteille avec le temps.
Stéphanie Chénier- Messages : 2261
Date d'inscription : 26/04/2014
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Domaine des Lambrays Clos des Lambrays 2009
Deuxième rencontre avec ce vin, bientôt trois ans suivant la première. Nez complexe et magnifique sur les cerises, les fleurs, la terre, les épices et les conifères. Bouche élégante, et caressante. Équilibre impeccable, aucune surmaturité. Concentration digne de son rang. Un qui m’a donné un grand plaisir, et qui m’a rappelé pourquoi je mets d’argent dans les foutus vins de Bourgogne. 94
Deuxième rencontre avec ce vin, bientôt trois ans suivant la première. Nez complexe et magnifique sur les cerises, les fleurs, la terre, les épices et les conifères. Bouche élégante, et caressante. Équilibre impeccable, aucune surmaturité. Concentration digne de son rang. Un qui m’a donné un grand plaisir, et qui m’a rappelé pourquoi je mets d’argent dans les foutus vins de Bourgogne. 94
Julien Martel- Messages : 1830
Date d'inscription : 03/06/2009
Age : 43
Localisation : Ville Mont-Royal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Stéphanie Chénier a écrit:
C'est la notion que j'ai: primaire = cépage, secondaire = élevage (bois, fermentation malo-lactique,...) et tertiaire = ce qui se développe dans la bouteille avec le temps.
Presque mais pas tout à fait exact semble-t-il....
http://www.larvf.com/,aromes-secondaires-definition-dictionnaire-du-vin-vocabulaire-lexique,10355,4025440.asp
http://www.larvf.com/,aromes-tertiaires-definition-dictionnaire-du-vin-vocabulaire-lexique,10355,4025443.asp
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ar%C3%B4mes_du_vin
Selon la RVF :
les arômes primaires viennent du fruit et les arômes secondaires de la fermentation, les arômes tertiaires sont issus de la période d’élevage des vins en cuve ou en barrique.
J'ignorais, vous m'avez donné l'occasion de vérifier.
Yves Martineau- Messages : 8370
Date d'inscription : 07/06/2009
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Ce que je trouve dommage avec cette façon de décrire les arômes c'est que pour le dégustateur c'est très difficile de savoir ce qui vient vraiment du fruit, de la fermentation ou de l'élevage.
Par exemple, il est très facile avec des levures d'infuser les saveurs que l'on veut, il y a tellement de vins blanc qui goutent le sauvignon blanc à cause de cela. Tout comme il est possible d'avoir des vins au gout sucré/boisé sans qu'il ne touche à du bois.
Ou est-ce que l'on classe les arômes de la rafle alors? Les arômes de souffre ?
Par exemple, il est très facile avec des levures d'infuser les saveurs que l'on veut, il y a tellement de vins blanc qui goutent le sauvignon blanc à cause de cela. Tout comme il est possible d'avoir des vins au gout sucré/boisé sans qu'il ne touche à du bois.
Ou est-ce que l'on classe les arômes de la rafle alors? Les arômes de souffre ?
Frederick Blais- Messages : 2987
Date d'inscription : 06/06/2009
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Frederick Blais a écrit:Ce que je trouve dommage avec cette façon de décrire les arômes c'est que pour le dégustateur c'est très difficile de savoir ce qui vient vraiment du fruit, de la fermentation ou de l'élevage.
Par exemple, il est très facile avec des levures d'infuser les saveurs que l'on veut, il y a tellement de vins blanc qui goutent le sauvignon blanc à cause de cela. Tout comme il est possible d'avoir des vins au gout sucré/boisé sans qu'il ne touche à du bois.
Ou est-ce que l'on classe les arômes de la rafle alors? Les arômes de souffre ?
Pour le soufre, l'article de Wikipedia (référence d'Yves) l'inclut dans les arômes tertiaires.
Stéphanie Chénier- Messages : 2261
Date d'inscription : 26/04/2014
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Bien d'accord avec toi Fred, c'est trop technique et relativement peu intéressant. J'associais pour ma part, à tort apparemment, les arômes secondaires à un stade d'évolution, qui laisse apparaitre un certain types d'arômes, alors que les arômes tertiaires étaient ceux d'un vin qui a dépassé son plateau....Je ne pense pas que soyons seuls à utiliser les termes ainsi.
Yves Martineau- Messages : 8370
Date d'inscription : 07/06/2009
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Yves Martineau a écrit:Bien d'accord avec toi Fred, c'est trop technique et relativement peu intéressant. J'associais pour ma part, à tort apparemment, les arômes secondaires à un stade d'évolution, qui laisse apparaitre un certain types d'arômes, alors que les arômes tertiaires étaient ceux d'un vin qui a dépassé son plateau....Je ne pense pas que soyons seuls à utiliser les termes ainsi.
Bien d'accord avec Yves.
Selon moi + ce que je comprends des CRs et des revues,
Primaire.....en début de vie (fruit, élevage, fermentaire......qualité autant que défault)
Secondaire....vers le début du plateau ad maturité / apogée
Tertiaire....... mature vers la fin du plateau ou après!
De toute façon, vraiment pas d intérêt pour ma part que cette nomenclature.
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WineBoy
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Michel Therrien- Messages : 10010
Date d'inscription : 01/06/2009
Age : 61
Localisation : Joliette
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Je plussoie!
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"Mes goûts sont simples, je me contente aisément de ce qu'il y a de meilleur" - Winston Churchill
Vincent Messier-Lemoyne- Messages : 8731
Date d'inscription : 12/05/2009
Age : 40
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
IDEM ici comme l'explique Michel. C'est ainsi que j'utilise ces expressions, et je vais continuer!
Julien Martel- Messages : 1830
Date d'inscription : 03/06/2009
Age : 43
Localisation : Ville Mont-Royal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Dupont-Tisserandot Bourgogne 2011
Petit bourgogne générique qui ne s'en laisse pas imposer. WOW! Sur les fruits rouges, cerises sures, tout est bien équilibré et droit avec la petite touche d'élevage très bien dosée. Bonne longueur également malgré ses origines modestes. À environ 30$, solide RQP.
Albert Mann Pinot Noir Grand H 2009
Fidèle à lui-même, toujours excellent. Le fruit rouge éclatant et rond. Belle complexité et longueur au-dessus de la moyenne. Encore en pleine forme mais je doute qu'il puisse en donner plus... À suivre
Petit bourgogne générique qui ne s'en laisse pas imposer. WOW! Sur les fruits rouges, cerises sures, tout est bien équilibré et droit avec la petite touche d'élevage très bien dosée. Bonne longueur également malgré ses origines modestes. À environ 30$, solide RQP.
Albert Mann Pinot Noir Grand H 2009
Fidèle à lui-même, toujours excellent. Le fruit rouge éclatant et rond. Belle complexité et longueur au-dessus de la moyenne. Encore en pleine forme mais je doute qu'il puisse en donner plus... À suivre
mathieu Cloutier- Messages : 168
Date d'inscription : 12/05/2015
Localisation : Rive-Nord
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Hier soir, entre amis :
Inflorescence La Parcelle blanc de noirs brut champagane : La contre-étiquette indique qu’il s’agit du millésime 2005, dégorgé en 2012. La couleur est étonnamment pâle, dans des teintes de vert et de gris, plutôt que de jaune. Un champagne de boulanger : ça sent la levure, la mie de pain, les viennoiseries et la brioche! La bouche offre une belle rondeur crémeuse, sans sucrosité trop appuyé. Finale assez large, masculine, qui évoque le pinot, par ses accents réglissés. Très bien, voire plus.
Morey-Conffinet Les Pucelles puligny-montrachet 1er cru 2010 : Dès le premier nez, on sent là qu’on a à faire à quelque chose de spécial … l’élégance et la profondeur sont marquantes, dans un registre de pêche jaune et blanche, d’acacia, d’eau de fleur d’oranger et de jasmin. La bouche est ample, volumineuse, puissante et texturée … mais d’une indicible finesse et d’une suprême élégance. Le grain, la race, la profondeur, l’éclat, l’harmonie et l’élégance sont ceux d’un grand cru. Grand vin qui se montre encore d’une incroyable jeunesse. Superbe.
Pacalet pommard 2009 : Nez expressif et frais, sur la grenade, la canneberge, la framboise et la cannelle (signe distinctif je trouve, des vins de ce producteur … je n’en connais pas d’autres – à part peut-être Prieuré-Roch – qui sentent à ce point le bonbon en forme de poisson rouge). Bouche juteuse, éclatante, au fruité craquant, à la maturité mesurée, d’une grande buvabilité. Ensemble parfumé et friand, un peu simple et léger, mais ce n’est qu’un villages. Je dois admettre toutefois être de plus en plus critique des vins de Pacalet (et pas que pour leur prix!) en ce sens qu’ils portent davantage la marque de celui qui les fait que des terroirs qui les voient naître. Ça me semble en totale contradiction avec la volonté de ce producteur … je serais donc intéressé de faire une horizontale des vins de Pacalet pour mieux comprendre et distinguer les différentes cuvées. Très bien.
Schloss Lieser Niederberg Helden LGKA auslese 2005 : Nez de pomme verte, de glaise, d’huile à lampe, de miel fin, avec des notes épicées rappelant l’encens. La bouche est d’une légèreté traître, avec un éclat et une longueur exceptionnels. La richesse est davantage suggérée que montrée et l’ensemble se montre encore d’une grande jeunesse aromatique (pomme verte, bonbon à pêche, lilas), mais d’une complexité limitée. Encore une fois, une jolie expérience, mais qui me laisse un peu dubitatif, avec cette impression de ne pas tout à fait saisir la grandeur de ces vins ou, du moins, de ne pas les aborder de la bonne manière … Excellent voire plus, pour la précision, l’harmonie et la longueur, mais tout juste très bien pour ce qui est de la gamme aromatique.
Inflorescence La Parcelle blanc de noirs brut champagane : La contre-étiquette indique qu’il s’agit du millésime 2005, dégorgé en 2012. La couleur est étonnamment pâle, dans des teintes de vert et de gris, plutôt que de jaune. Un champagne de boulanger : ça sent la levure, la mie de pain, les viennoiseries et la brioche! La bouche offre une belle rondeur crémeuse, sans sucrosité trop appuyé. Finale assez large, masculine, qui évoque le pinot, par ses accents réglissés. Très bien, voire plus.
Morey-Conffinet Les Pucelles puligny-montrachet 1er cru 2010 : Dès le premier nez, on sent là qu’on a à faire à quelque chose de spécial … l’élégance et la profondeur sont marquantes, dans un registre de pêche jaune et blanche, d’acacia, d’eau de fleur d’oranger et de jasmin. La bouche est ample, volumineuse, puissante et texturée … mais d’une indicible finesse et d’une suprême élégance. Le grain, la race, la profondeur, l’éclat, l’harmonie et l’élégance sont ceux d’un grand cru. Grand vin qui se montre encore d’une incroyable jeunesse. Superbe.
Pacalet pommard 2009 : Nez expressif et frais, sur la grenade, la canneberge, la framboise et la cannelle (signe distinctif je trouve, des vins de ce producteur … je n’en connais pas d’autres – à part peut-être Prieuré-Roch – qui sentent à ce point le bonbon en forme de poisson rouge). Bouche juteuse, éclatante, au fruité craquant, à la maturité mesurée, d’une grande buvabilité. Ensemble parfumé et friand, un peu simple et léger, mais ce n’est qu’un villages. Je dois admettre toutefois être de plus en plus critique des vins de Pacalet (et pas que pour leur prix!) en ce sens qu’ils portent davantage la marque de celui qui les fait que des terroirs qui les voient naître. Ça me semble en totale contradiction avec la volonté de ce producteur … je serais donc intéressé de faire une horizontale des vins de Pacalet pour mieux comprendre et distinguer les différentes cuvées. Très bien.
Schloss Lieser Niederberg Helden LGKA auslese 2005 : Nez de pomme verte, de glaise, d’huile à lampe, de miel fin, avec des notes épicées rappelant l’encens. La bouche est d’une légèreté traître, avec un éclat et une longueur exceptionnels. La richesse est davantage suggérée que montrée et l’ensemble se montre encore d’une grande jeunesse aromatique (pomme verte, bonbon à pêche, lilas), mais d’une complexité limitée. Encore une fois, une jolie expérience, mais qui me laisse un peu dubitatif, avec cette impression de ne pas tout à fait saisir la grandeur de ces vins ou, du moins, de ne pas les aborder de la bonne manière … Excellent voire plus, pour la précision, l’harmonie et la longueur, mais tout juste très bien pour ce qui est de la gamme aromatique.
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"Mes goûts sont simples, je me contente aisément de ce qu'il y a de meilleur" - Winston Churchill
Vincent Messier-Lemoyne- Messages : 8731
Date d'inscription : 12/05/2009
Age : 40
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Vincent Messier-Lemoyne a écrit:H
Pacalet pommard 2009 : Nez expressif et frais, sur la grenade, la canneberge, la framboise et la cannelle (signe distinctif je trouve, des vins de ce producteur … je n’en connais pas d’autres – à part peut-être Prieuré-Roch – qui sentent à ce point le bonbon en forme de poisson rouge). Bouche juteuse, éclatante, au fruité craquant, à la maturité mesurée, d’une grande buvabilité. Ensemble parfumé et friand, un peu simple et léger, mais ce n’est qu’un villages. Je dois admettre toutefois être de plus en plus critique des vins de Pacalet (et pas que pour leur prix!) en ce sens qu’ils portent davantage la marque de celui qui les fait que des terroirs qui les voient naître. Ça me semble en totale contradiction avec la volonté de ce producteur … je serais donc intéressé de faire une horizontale des vins de Pacalet pour mieux comprendre et distinguer les différentes cuvées. Très bien.
J'aime bien cette remarque car à mon avis, c'est vrai, et il n'est le seul à faire des vins où l'on remarque la main du producteur avant le terroir même si ce sont des vins de terroir car le respect de tous les aspects de la viticultures à la vinifications y sont. Comme il ne fait aucun bois neuf et qu'apparemment il fait de la macération carbonique, je crois que cela le met tellement à part des autres que l'on ne trouve aucune ressemblance avec les autres du même terroir.
On reconnait quand même assez rapidement un vin du domaine DRC avant même de dire de quelle parcelle il s'agit, comme bien souvent les Dugat-Py, Roumier, Coche-Dury, Leflaive, Raveneau et personne ne contredirait que ce sont des vins de terroirs avant tout même si personne ne s'approche de faire des vins similaires dans les mêmes parcelles.
Je suis aussi très déçu de la monté des prix de Pacalet, même si je pense que son village est grand pour un village et qu'il était une belle alternative aux Roumier et Mugnier, c'est rendu trop cher.
Frederick Blais- Messages : 2987
Date d'inscription : 06/06/2009
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Toujours intéressant de sonder les limites de la grandeur et de la typicité … qui ne vont pas forcément de pair.
Je trouve ta définition de la typicité incomplète. Ce n’est pas que d’employer de bonnes pratiques culturales et conduire une vinification respectueuse. Il y a une part importante de culture (dans le sens patrimonial du terme) là-dedans aussi. Une Romanée-Conti qui serait issue d’une macération à chapeau immergé pendant trois mois (comme ça se pratiquait traditionnellement dans le Piémont) ne pourrait être typique. En ce sens, l’emploi de macération semi-carbonique en Bourgogne ne me semble pas une bonne manière de révéler le terroir.
Je crois aussi qu’il faille faire une distinction entre le style d’un producteur et la typicité des crus. DRC, Dujac, Comte Liger-Belair, pour ne nommer que ceux-là, me semble avoir une signature très forte, sans pour autant que cela ne gomme les différences entre chacun des terroirs. Peut-être que je ne retrouve pas cela chez Pacalet parce que je n’ai pas assez d’expérience (d’où mon intérêt pour une horizontale), mais je doute que ce soit autant le cas que chez les vignerons d’exception que tu évoquais dans ton message.
Je trouve ta définition de la typicité incomplète. Ce n’est pas que d’employer de bonnes pratiques culturales et conduire une vinification respectueuse. Il y a une part importante de culture (dans le sens patrimonial du terme) là-dedans aussi. Une Romanée-Conti qui serait issue d’une macération à chapeau immergé pendant trois mois (comme ça se pratiquait traditionnellement dans le Piémont) ne pourrait être typique. En ce sens, l’emploi de macération semi-carbonique en Bourgogne ne me semble pas une bonne manière de révéler le terroir.
Je crois aussi qu’il faille faire une distinction entre le style d’un producteur et la typicité des crus. DRC, Dujac, Comte Liger-Belair, pour ne nommer que ceux-là, me semble avoir une signature très forte, sans pour autant que cela ne gomme les différences entre chacun des terroirs. Peut-être que je ne retrouve pas cela chez Pacalet parce que je n’ai pas assez d’expérience (d’où mon intérêt pour une horizontale), mais je doute que ce soit autant le cas que chez les vignerons d’exception que tu évoquais dans ton message.
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Vincent Messier-Lemoyne- Messages : 8731
Date d'inscription : 12/05/2009
Age : 40
Localisation : Montréal
Re: Semaine du 6 décembre 2015
Je crois qu'une dégustation serait de mise en effet! J'ai gouté 3 crus en 2005 de Pacalet en face à face avec Lucien Lemoine. Depuis je trouve que les vins de Pacalet ont beaucoup évolué. L'idéal serait d'avoir des vins avec quelques années pour que la trace de la carbonique soit moins présente et voir si les différences entre les différents terroirs qu'il vinifie s'exprime bien. J'avais servi un Chambolle Village 2009 il y a quelques années et je me souviens du commentaire de Michel disant que c'était probablement un des meilleurs sinon le meilleur Village qu'il ait gouté.
Il me reste peut-être du 2010. Mais on peut essayer de contacter Jean-Philippe de Rézin voir s'il serait intéresser à nous en organiser une!
Pas facile d'avoir une définition de typicité qui règle et englobe tout ce qui est "typique". Le problème selon moi aussi c'est que la typicité accepté d'une région varie selon les modes et le temps et que l'on vienne pas me dire que c'est seulement le réchauffement climatique qui cause cela
Il me reste peut-être du 2010. Mais on peut essayer de contacter Jean-Philippe de Rézin voir s'il serait intéresser à nous en organiser une!
Pas facile d'avoir une définition de typicité qui règle et englobe tout ce qui est "typique". Le problème selon moi aussi c'est que la typicité accepté d'une région varie selon les modes et le temps et que l'on vienne pas me dire que c'est seulement le réchauffement climatique qui cause cela
Frederick Blais- Messages : 2987
Date d'inscription : 06/06/2009
Re: Semaine du 6 décembre 2015
La Fortuna 2004, Brunello di Montalcino, acheté en 2010, 50$.
Ça mousse, par-dessus un grenat sombre, sérieux, à peine tuilé au collet, moyennement soutenu et limpide. Hum...nez particulier, subtil, élégant...réglisse, fruité noir, soupçon de sel de céleri, j'ai hâte d'y goûter tellement j'ouvre rarement l'Italie et pourtant je suis amoureux d'elle. Entrée sur la pointe des pieds pour mieux surprendre et frapper. Texture caressante, fruité explosif et très sec, tension vive et finale en amers un peu rudes et un brin asséchante. Ça se boit mais je ne trippe pas trop, mauvaise fortune. Avec des spagatt au bacon ça devrait aller ! J'aurais dû lire mon idole Alexis Lichine avant de l'ouvrir car il dit que les brunello vieillissent très lentement et qu'on les boit avec plaisir qu'après quelques dizaines d'années !
Ça mousse, par-dessus un grenat sombre, sérieux, à peine tuilé au collet, moyennement soutenu et limpide. Hum...nez particulier, subtil, élégant...réglisse, fruité noir, soupçon de sel de céleri, j'ai hâte d'y goûter tellement j'ouvre rarement l'Italie et pourtant je suis amoureux d'elle. Entrée sur la pointe des pieds pour mieux surprendre et frapper. Texture caressante, fruité explosif et très sec, tension vive et finale en amers un peu rudes et un brin asséchante. Ça se boit mais je ne trippe pas trop, mauvaise fortune. Avec des spagatt au bacon ça devrait aller ! J'aurais dû lire mon idole Alexis Lichine avant de l'ouvrir car il dit que les brunello vieillissent très lentement et qu'on les boit avec plaisir qu'après quelques dizaines d'années !
Alain Roy- Messages : 3458
Date d'inscription : 25/06/2010
Localisation : montreal
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